À 18 ans, Julien Boclé part pour un périple hip-hop aux USA - Ouest France

Ouest France
Date de parution: 
Mardi, août 8, 2017
Z cités: 
Lien vers l'article: 
Extrait: 

À 18 ans, Julien Boclé part pour un périple hip-hop aux USA

Ils s'activent / Carnets de bords / Bretagne
 
Julien Boclé, danseur hip-hop et acrobate, va réaliser un rêve de gosse en partant trois mois en Amérique.
Julien Boclé, danseur hip-hop et acrobate, va réaliser un rêve de gosse en partant trois mois en Amérique. © Sophie Le Gallo

Le jeune homme d'Hennebont (Morbihan), Julien Boclé vient de décrocher son bac S et s'envole vers l'Amérique. De Montréal à Miami, ce jeune danseur de hip-hop va se plonger dans les racines de cette culture.

Julien Boclé n'est pas un bachelier comme les autres. Alors que la plupart des lauréats se dirigent vers des études supérieures, lui va se prendre « une année sabbatique. »

Un peu osé à 18 ans ? « Un tiers des jeunes qui rentrent en première année de fac abandonnent car ils se rendent compte que ce qu'ils font ne leur plaît pas. Je ne voulais pas vivre ça. » Julien, lui, s'est donné les moyens de faire ce qui lui plaît. Sa passion, c'est le hip-hop, qu'il pratique depuis six ans maintenant. Le 9 août, il a décollé de Paris pour un projet un peu fou : trois mois de road-trip sur le continent américain. Un voyage là où la culture qu'il affectionne est née : « L'Amérique, un rêve de gosse pour moi. »

« Tout peut arriver »

Avant d'atteindre New York, berceau du hip-hop, le jeune danseur, né à Brest (Finistère), fera une escale d'un mois à Montréal avant de descendre vers Boston puis Philadelphie, Washington et enfin Miami. « Le hip-hop est une culture internationale. Je veux dépasser les frontières et aller à la rencontre des danseurs américains, assister à des battles, des démonstrations... »

Sur place, Julien, plus connu dans le milieu du hip-hop sous le pseudonyme de Jilyin (en référence à ses origines martiniquaises) sera livré à lui-même. Pas de famille, aucune connaissance, juste une âme de débrouillard et une soif d'aventure à assouvir. « Pour me loger, je vais compter sur le couchsurfing. J'aimerais vivre quelques jours chez des danseurs. Ça ne me fait pas peur. J'aime vivre au jour le jour. »

Comment réagissent ses parents ? « Ma mère me dit toujours que je suis imprévisible. Il m'est arrivé plusieurs fois de leur annoncer à la dernière minute que j'allais à Paris pour assister à une battle. Ils ont l'habitude et me font confiance. »

Aventurier, il l'est. Organisé aussi. Le Breton mûrit son projet depuis près de six mois. Il fallait déjà régler la question du financement. Connu dans le milieu du hip-hop lorientais, le Hennebontais (Hennebont, Morbihan) est souvent appelé pour des démonstrations.

 

C'est le cas les jours de matchs du FC Lorient. Il pilote aussi des stages de hip-hop pour l'association Quality Street Dance d'Hennebont qui le soutient. « Ça m'a permis de mettre de l'argent de côté. J'ai aussi sollicité la fondation Zellidja, qui aide des jeunes à partir en voyage sur un thème qui les passionne », ajoute-t-il.

Julien compte réaliser une web série sur sa chaîne YouTube pour partager son expérience. Et après ces trois mois, c'est quoi le plan ? « Je ne sais pas ce qui va se passer là-bas. Tout peut arriver. C'est ça qui m'intéresse. »

Pour suivre le périple de Julien Boclé, rendez-vous sur sa page Facebook et Instagram.

Maxime HUTEAU.

Journaliste: 
Maxime HUTEAU