Gaëlle, 18 ans

Gaëlle
18 ans
Type-témoignage: 
Jeunes

Ce que Zellidja m’a appris, c’est que tout ne peut pas se savoir en ouvrant un livre, que tout ne peut pas se réaliser en actionnant un levier, en appuyant sur une touche. Zellidja m’a apporté un autre rapport au monde, harmonieux, étonnant, merveilleux. J’ai goûté au sel de la vie, j’ai ressenti la colère de l’ouragan, la fraîcheur de l’herbe au vent, j’ai ressenti l’émoi de la terre sous le pas des animaux, l’attraction irrésistible du nuage au-dessus du torrent, la brindille flottant sur les eaux d’un bassin.

Le voyage a conduit mes pas hors de la ville haute, grise où l’on se résigne aux visages mélancoliques et fixes des passants, aux prises de têtes qui nous fait caller nos drames dans la paume de nos mains.

Sur la branche de l’arbre de vie, si j’avais trouvé un fruit, j’aurai aussi trouvé le fil de mon existence. J’ai tiré, tiré pour le faire venir à moi, mais c’est lui qui m’a emportée, il m’a fait voler dans un puits sans fond, dans un ciel sans plafond.

Pour moi comme pour l’aigle, ma propre chair, aussi bien que tout l’espace, n’est jamais qu’une cage. Mais dans cette cage, l’espace, le temps, la succession des jours et des nuits a perdu toute régularité, j’ai tout embrouillé pour éviter la rêverie extatique et je suis partie ! »

Zellidja m’a entraînée dans sa grande caravane, et une fois rentrée, je n’ai plus pu en sortir. J’ai appris que le travail de toute une vie c’est d’essayer d’être conforme à ce qu’on à de meilleur en soi. Sans se presser.

 

Phrase clef: 
J’ai goûté au sel de la vie, j’ai ressenti la colère de l’ouragan, la fraîcheur de l’herbe au vent,
Date du témoignage: 
mai, 2017