Journal (ou carnet) de route

En premier lieu, une carte de ton itinéraire réel est indispensable pour que le lecteur puisse suivre tes déplacements et se repérer dans tes tribulations, souvent loin des sentiers battus! Il te suffit peut être d’ailleurs de reprendre la carte réalisée dans ton projet et de le comparer à l’itinéraire que tu as réellement effectué, ce qui peut donner lieu à quelques remarques de ta part.
 

Reste fidèle à toi-même dans ton expression quotidienne, en gardant à l'esprit que tu seras lu par un Jury composé en majorité d'anciens lauréats qui désirent te connaître sans s'ennuyer, en prenant plaisir à lire, regarder et/ou entendre quelque chose de clair et d'authentique.

Au-delà de ta personne et de la dose de travail fournie, nous évaluons la qualité de ton expérience et de sa retranscription: l'important est donc de vivre ce qui t’est donné à fond pour pouvoir mieux faire partager ce qui t’a ému, choqué, bouleversé, enchanté, animé...

Pour cela, ton défi est de décrire le monde extérieur à travers ton propre regard, c'est-à-dire décrire aussi ton monde intérieur: c'est un exercice difficile... Livrer son ressenti est souvent bien plus compliqué que de détailler ses journées d'un point de vue matériel. On a en effet, souvent tendance à se rassurer en évoquant les différents lieux et moyens de transports utilisés, les menus qu'on a mangé, ou encore en énumérant les noms des personnes rencontrées au cours de la journée, voire même en détaillant ses horaires de lever, de douche, de coucher... Ces éléments structurent le récit mais tout cela devient vite creux à la lecture, si c’est le principal de ton récit... En revanche, ton voyage prendra plus de relief, si tu t’efforces de saisir tes impressions sur un lieu, une personne rencontrée, si tu fais partager un peu de ton admiration, de ton étonnement ou de tes doutes sur elle, de ce qu'elle dégage pour toi, de ce qu'elle te raconte... . Tes sentiments et impressions ont souvent plus de valeur que tes menus faits et gestes !

C'est pourquoi des journées vides peuvent faire l'objet de pages splendides, de mise à distance. En outre, ne gomme pas les épisodes difficiles que tu as vécus, car tu rendras service aux futurs Voyageurs et voyageuses Z qui liront tes aventures, en leur donnant une information complète sur les difficultés qu’ils pourraient rencontrer...

En résumé,

  • Ne tente pas d'être exhaustif: parfois, un seul moment fort de la journée retranscrit avec profondeur, devient précieux dans le souvenir et plus encore dans son expression.
  • Ne sois pas non plus trop concis: ce serait assécher ton récit de toute anecdote ou état d'âme (et risquer de passer pour paresseux)
  • N’hésite pas à raconter même les «ratés»: nul n'est parfait, et ce genre d'Expérience non seulement montre tes déboires d'être humain, mais aussi t’apprendra souvent plus dans les rapports aux autres ou à toi-même que les succès...
  • Ne parle pas trop des résultats de tes investigations pour ton étude ou ton enquête, sinon tu risques des redites lors de la rédaction de l’Etude...

Ton carnet de route, s’il est manuscrit (rédigé pendant le voyage), cela fait certes plus authentique, mais c’est plus difficile à lire, et à numériser. En tout état de cause, la présentation - une mise en page attrayante correctement paginée, intégrant photos et dessins (scannérisés), avec leur légende pour être compréhensibles -, est indispensable pour que ce travail constitue un ensemble. Même manuscrit, ton carnet de route t’imposera donc un travail de réécriture claire, et de mise en forme de ton texte dans une encre stable pour conserver ce document, tout en respectant au plus près l’expression spontanée de ta vie au quotidien. Mais pour une meilleure lecture, nous te recommandons, à moins que ton écriture ne soit limpide et d’une calligraphie artistique, de rédiger un exemplaire de tes aventures en caractères d’imprimerie sous word ou autre, d’autant que tu peux y intégrer photos, dessins avec leur légende etc…