Une bourse aux jeunes voyageurs - La Dépêche

La Dépêche
Date de parution: 
Lundi, juillet 31, 2017
Lien vers l'article: 
Extrait: 

Une bourse aux jeunes voyageurs

Société - International

Justine Sanch-Maritan est partie explorer la Mongolie et la Grèce grâce à la bourse Zellidja./ Photo DDM.
Justine Sanch-Maritan est partie explorer la Mongolie et la Grèce grâce à la bourse Zellidja./ Photo DDM.

Justine Sanch-Maritan, étudiante en deuxième année à Sciences Po Toulouse, a pu bénéficier d'une boursede la fondation Zellidja.Elle est donc partie un mois en Mongolie cette année,et un mois en Grècel'an dernier.

Assez méconnue, la bourse de la fondation Zellidja permet pourtant aux jeunes, âgés de 16 à 20 ans, de voyager tout en rentrant dans leurs frais. Le système, totalement indépendant des études, les aide à partir un mois à l'étranger ou en France, autour d'un sujet d'étude de leur choix.

La première année, le jeune peut demander entre 700 et 900 € de bourse, et pour un second voyage, entre 900 et 1 100 €.

La fondation nationale se décline en plusieurs jurys régionaux, qui attribuent cette aide. Il suffit de constituer un dossier de huit à dix pages auprès de celle-ci et s'engager à écrire un carnet de voyage sur un sujet précis durant un mois, dont le contenu sera ensuite diffusé sur le site de la fondation, et de tenir un carnet de compte avec les justificatifs de logement, nourriture, et de tous les trajets.

Justine Sanch-Maritan, 21 ans, originaire de Villefranche-de-Panat, s'est donc tournée vers cette structure pour sa première expérience à l'étranger. Elle est partie à Athènes, en Grèce, en juillet 2016, pour découvrir des actions de solidarité non institutionnelles. Et plus récemment en juin, elle s'est envolée vers la Mongolie où elle s'est intéressée à la vie nomade de ses hôtes. «Ça m'a poussé à aller vers les autres, à me débrouiller toute seule. On doit plus facilement s'ouvrir aux autres vu qu'on est seul et ça nous permet de relativiser sur des petites choses qui nous arrivent», explique la jeune étudiante en sciences politiques.

À la découverte des modes de vie locaux

En Grèce, Justine a alterné entre les auberges de jeunesse et les campings. Elle fut aussi hébergée chez des «couchsurfings», un concept d'hébergement international et gratuit chez l'habitant. «Cela m'a permis de rencontrer beaucoup de locaux», ajoute-t-elle. Elle s'est intéressée aux associations d'aides aux réfugiés. Dans un café autogéré, elle cuisinait des repas pour rassembler les communautés, elle suivait aussi des cours de guitare.

En Mongolie, Justine a séjourné à Kharkhorin et à Orkhon chez des familles nomades, vivant dans des yourtes, explorant de nouveaux modes de vies. Elle a participé aux tâches collectives, apprenant la fabrication du thé salé, guidant les troupeaux de yacks et de chevaux vers les camps familiaux.

En échange du système, celle-ci devait prendre des photos de leur quotidien, avec un descriptif de son expérience qui sera ensuite conservé à la Bibliothèque nationale de France.

L'an prochain, Justine devrait suivre un semestre en Erasmus à Malme en Suède, et elle poursuivra dans son élan de globe-trotteuse à Cocha Bamba en Bolivie au deuxième semestre.

Plus d'infos sur www.zellidja.com


Budget

Pour la Mongolie, elle avait demandé 1 100 €, et a dû compléter de 400 € de son argent de poche pour les billets d'avion, la nourriture, le transport et le logement. «L'équivalent de ce que j'aurais dépensé en restant en France», souligne la jeune fille.

En Grèce, Justine avait bénéficié de 700 € de bourse, qu'elle a complétée de 200 € de son budget personnel.

En prospectant pour la Mongolie, elle s'est rapprochée d'une ancienne boursière Zellidja qui l'a orientée vers une agence d'hébergement offrant des offres de logements à prix cassés pour les jeunes.

Journaliste: 
Aurore Cros