Continent: 
Europe
Type de Voyage Z: 
Bourse Z
Rapport image et son (audiovisuel): 
Laura
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2017
,
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Monténégro
Serbie

Sujet d'étude: 
Identités, codes et valeurs au Monténégro


4 juillet, arrivée à Podgorica, sous une chaleur écrasante très loin de mon climat breton habituel. De l'avion j'ai pu déjà voir l'époustouflante beauté des paysage, qui sera vite confirmée au fil de mon voyage. Les premiers jours sont timides, cette petite capitale est particulière, et très peu de personnes y parlent l'anglais. Puis je rencontre, à l'aide de Couchsurfing (sans quoi mon voyage aurait été bien différent), Emilio. Puis Admir. Puis Boris. Les opportunités se multiplient. C'est sans doute mon jeune âge qui intrigue les gens. On m'offre un repas, une bière. On discute avec moi de tout et de rien : de l'avenir meilleur auquel on rêve ici. Mon étude avance. A bord d'un bus ou d'un train, mes yeux se perdent dans les paysages montagneux. Une randonnée, un lever de soleil, une dégustation de vin rouge, un bain nocturne dans l'adriatique. Je découvre que la communication peut parfois se couper des mots, et qu'un regard peut en dire bien plus long qu'un échange verbal. On m'apprend à pêcher. On m'apprend les règles comportementales à adopter en société. On m'apprend une culture. Les gens que je rencontre sur mon chemin sont d'une patience inouïe : ils aiment partager avec moi des fragments de vie, me parler de leurs passions et des choses qu'ils détestent, de leurs peurs mais aussi de leurs espoirs. Une nouvelle opportunité se présente à moi : celle d'aller en Serbie. Enfin, à Belgrade. Là-bas je prends du recul, rencontrant des locaux pour parler de toutes mes interrogations, mes inquiétudes. Dans l'auberge je découvre l'esprit du voyageur. Dehors, je découvre l'esprit des Balkans. On m'offre un livre, en Serbe. Le don est à sens unique : je n'ai rien à rendre si ce n'est un sourire rempli de sincérité, le plus vrai que je puisse offrir. Cette situation est récurrente : les monténégrins, aussi bien que les serbes, sont indéniablement généreux. Mais du genre de générosité que je n'ai jamais croisé ailleurs, celui qui se passe de toute contrepartie. Je reviens sur mes pas, retournant auprès des personnes qui m'ont le plus touchées. C'est l'avantage d'un petit pays comme celui-ci : cinq semaines laissent le temps. Cependant ce temps finit par me rattraper. Je ne veux pas rentrer : j'ai la sensation d'avoir pressé le quart d'un citron, laissant derrière moi trop de travail inachevé. Sans doute s'agira-t-il de la meilleure des excuses pour revenir.