Voyager et s’épanouir avec l’association Zellidja - Nouvelles Vagues

Nouvelles Vagues
Date de parution: 
Lundi, janvier 27, 2020
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Voyager et s’épanouir avec l’association Zellidja

Clémence Wojakowski | Cet été je suis partie seule à Berlin grâce à la bourse de voyage Zellidja.

Sur mon dos un gros sac à dos, j’avais peine à imaginer ce qu’il allait m’arriver. J’étais angoissée à l’idée de partir pour la première fois de ma vie, seule, sans aucun repère ni personne pour me guider. Au fur et à mesure que les jours passaient, je me suis peu à peu libérée, j’ai pris conscience de ce qu’il m’arrivait, et j’ai sauté. Oui, j’ai sauté dans l’univers passionnant des rencontres humaines, improbables, furtives, inattendues, qu’offre un voyage. Dans une simple queue d’un musée ou bien face à un musicien ou un peintre de rue, toutes les occasions étaient bonnes à prendre pour communiquer, s’ouvrir, créer, et filmer.

BERLIN UPSIDE ART, documentaire de Clémence Wojakowski (à découvrir sur le lien de l'article)

Ce voyage Zellidja berlinois m’a permis d’expérimenter, de créer, et surtout de me dépasser. Je me suis prouvé que j’étais capable de réaliser un projet documentaire et un voyage de bout en bout de façon totalement autonome.

Je me sens différente, grandie et plus responsable. J’ai croisé le chemin de destins si différents et surprenants qu’il aurait été compliqué de faire ce genre de rencontres à Paris.

Mon documentaire porte justement sur ces personnalités incroyables et créatives de la ville. Berlin est unique. « Tu as une idée, tu peux la réaliser et personne ne te dit rien, je ne vois que ça à Berlin » me dit Barbara, une créatrice de bijoux venue d’Italie après avoir été rongée par une vie triste et morne dans son pays natal. « C’est juste super cool d’appartenir à ce genre de communauté, c’est un réseau créatif qui se rencontre, se soutient, essaye de créer des choses » me confie Lisa Simpson (pseudo rigolo), une artiste d’upcycling qui fabrique des instruments à partir de vieilles chutes de tissus, de vêtements de seconde main et de machines à coudre. Hélène Bernard, architecte, est venue s’installer à Berlin car pour elle, on laisse plus de libertés aux citoyens de la ville de créer leurs espaces « c’est un peu le foutoir » dit elle, mais c’est ça qu’on aime. Elle a peur que dans les autres capitales européennes l’obsession de l’ordre et de la propreté prenne de plus en plus d’ampleur dans nos vies quotidiennes, « Berlin sort de ça je trouve ».

Je me souviendrai longtemps de tous ces artistes d’upcycling que j’ai pu rencontrer et filmer. Ceux qui transforment des déchets en oeuvre d’art ou en objets de design.

La talentueuse Katja Werner a collecté pendant quatre années des brosses à dents en plastique auprès de son entourage afin de fabriquer un lustre aux milles couleurs.

Je suis tellement heureuse que mon voyage n’ait pas été seulement une visite approfondie de Berlin mais a été bien plus que ça : un voyage initiatique et humain rempli de rencontres et de moments insolites qui marqueront à jamais mon existence. Maintenant je n’ai qu’une envie, continuer à explorer notre planète et découvrir toutes les façons de vivre que le monde peut nous offrir.

Voilà ce que moi j’ai pu faire et je remercie Zellidja, dont vous, lecteurs et lectrices, pouvaient aussi profiter pour réaliser vos propres projets !